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Un bioproduit, aussi appelé produit biobasé, est un produit fabriqué à base de matières premières renouvelables (céréales, bois, …) par opposition aux matières premières d’origine fossile comme le pétrole. Il ne faut pas confondre avec des produits issus de l’agriculture biologique – dits « bio ».
Les bioproduits se retrouvent dans tous les secteurs : plastiques (emballage alimentaire), textiles (vêtements et fibres diverses), détergents et hygiène (produits ménagers et d’hygiène corporelle), peintures et encres (encres d’imprimerie, peintures murales, …), cosmétiques, construction, …
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Facilité à atteindre les normes de bidégradabilité | Difficiles à identifier par les consommateurs |
Réduction des émissions de CO2 | Offre moins large et diffusion plus restreinte |
Diversification des débouchés pour le secteur agricole | Prix parfois plus élevé |
| Mauvaise image, moins de publicité |
Les bioplastiques :
Il est possible de fabriquer du plastique à partir d’amidon, de sucres, d’huiles, de protéines végétales ou animales.
Parmi les principales matières premières utilisées, citons : les céréales, le maïs, les betteraves sucrières, les plantes protéagineuses, des sous-produits tels que les épluchures de pommes de terre, etc.
De plus en plus, ces produits issus de la « chimie verte », appelés biopolymères, remplacent les plastiques issus de la pétrochimie. L'intérêt environnemental est double : d'une part, les ressources pétrolières sont préservées. D'autre part, les biopolymères, si ils sont biodégradables, peuvent êtres dégradés par les bactéries se trouvant dans le sol, qui les reconnaissent comme substrat, ce qui n'est pas le cas des molécules constituant la plupart des plastiques à base de pétrole.
Les détergents que nous connaissons tous nettoient grâce à des molécules qu'on appelle tensioactifs.
Les tensioactifs sont des molécules amphiphiles comportant deux parties : une partie hydrophile (qui aime l’eau) et une partie hydrophobe (qui n’aime pas l’eau). Grâce à cette structure, ils agissent à l’interface pour baisser la tension interfaciale et faciliter la miscibilité de deux phases. Ils possèdent principalement des propriétés moussante, détergente, émulsionnante et dispersante importantes pour les applications cosmétiques, pharmaceutiques ou dans le domaine des détergents...
L’usage des tensioactifs issus directement de plantes comme base lavante telle que la saponine a été retracé dès l’antiquité. Progressivement, la chimie a fait place aux tensioactifs de synthèse en utilisant diverses matières premières. Avec le développement du «craquage» en industries pétrolifères vers 1950, des nouveaux sous produits (oléfines) sont disponibles favorisant l’apparition de tensioactifs totalement d’origine pétrochimique.
Les nouvelles exigences en matières de biodégradabilité des tensioactifs et d’innocuité des produits ont fait que la tendance actuelle s’oriente de plus en plus vers l’utilisation d’ingrédients d’origine végétale et ceci dans la perspective d’un respect de l’environnement et d’une stratégie globale de développement durable.
Il existe actuellement des tensioactifs entièrement d'origine végétale (un sucre + un triglycéride par exemple) ou semi-renouvelable. Ils sont de plus en plus largement utilisés dans la fabrication de produits détergents ou cosmétiques, car ils présentent des propriétés recherchées, comme par exemple un plus grand respect de la peau.
Les plantes à fibres:
Le lin textile
L'herbe
Le chanvre
Le miscanthus
L'ortie
Les pailles diverses
Le bois
Utilisations:
C'est ici la fibre "noble" qui est utilisée. La plante doit être rouie. Pour cela, elle est laissée sur le champ quelques jours afin que, grâce à l'humidité, des microorganismes aident à la séparation de la fibre de la partie plus dure de la plante. Après ramassage, la paille est décortiquée en usine de manière à obtenir une matière première de qualité (la fibre textile) et d'autres co-produits.
L'intérêt pour les tissus en fibre naturelle dans les différentes collections de vêtements varie d'une année à l'autre (effet de mode). Néanmoins, les vêtements en lin ou en chanvre ont toujours existé.
Les fibres peuvent également être utilisées dans la fabrication de papier. On utilise alors une fibre de moins bonne qualité comme des étoupes de lin (co-produit du défibrage du lin textile), du chanvre défibré grossièrement, des pailles…
Ces papiers sont généralement plus fins et plus solides (papier cigarettes, bible, billet de banque, filtres…) que les papiers classiques à base de bois.
La plasturgie, notamment automobile, représente un secteur de plus en plus important en terme de débouché pour les fibres végétales. Nous ne parlons pas ici de tissus de garnissage des sièges mais d'utilisation des fibres végétales en substitut des fibres de verre comme renfort dans les plastiques. On constate depuis quelques années une forte augmentation générale de l'utilisation de fibres végétales et notamment du chanvre car elles sont légères, résistantes, moins chères et apportent un plus environnemental.
Le secteur automobile n'est pas le seul intéressé par ces plastiques renforcés. Les compounds (plastiques renforcés de micro-fibres végétales) trouvent de nombreuses applications pour apporter de la résistance aux plastiques conventionnels (pots de fleurs, pales de ventilateurs, tuyaux, châssis de fenêtres…).
Les fibres composent ici des non-tissés type "laine de chanvre/ de lin" qui se présentent en rouleaux afin de remplacer la de "laine de verre", par exemple, en construction. Cette utilisation a le mérite, outre son efficacité isolante, de posséder un pouvoir de régulation de l'humidité ambiante. Ces feutres améliorent l’air de la pièce et protègent les revêtements en bois contre les variations d’humidité.
Les fibres peuvent être utilisées pour la fabrication de panneaux plus rigides. Souvent, elles sont alors associées à d'autres matériaux ou d'autres résidus de transformation somme les anas de lins ou la chènevotte de chanvre.
Les fibres végétales, surtout le chanvre, ont toujours été utilisées afin de réaliser des cordages et autres ficelles notamment pour équiper les navires. Cette utilisation se complète aujourd'hui par des géotextiles, des tapis mais aussi des sacs de toiles qui demandent une fibre moins travaillée que les textiles d'habillement mais plus solide.
La surface et la capacité d'absorption des fibres leur permettent d'être utilisées comme filtre car, mêmes non modifiées, elles sont capables d'absorber les métaux lourds. Elles peuvent ainsi servir à traiter des eaux ou même des composés volatiles (filtres industriels). Si elles subissent un traitement, elles possèdent alors la propriété de "capter" les huiles par leurs capacités d'absorption importantes. Elles pourraient ainsi être utilisées comme absorbants dans le cadre de dépollution pétrolière ou dans les fosses ou sols des garages. Les fibres, qui subissent un traitement chimique, possèdent plusieurs avantages. Elles sont moins chères que les synthétiques, et sont facilement récupérables dans l'eau. Elles absorbent 25 fois leurs poids, et ne coulent pas.
Où puis-je trouver des bioproduits ?
La plupart des grandes surfaces (Di, Delhaize, Carrefour, …) élargissent leur offre de produits en incluant des bioproduits dans leurs rayons. Nous observons d’ailleurs de plus en plus la mise en avant de ces produits dans des rayons qui leur sont spécialement dédiés. Notez qu’il existe aussi des lieux de vente spécialisés dans les bioproduits (Biocap, Natur'inov, Spatio, Ecobati,...).
Comment puis-je être sûr d’acheter des bioproduits parmi l’offre en magasin de produits dits « verts »?
Il n’existe pas de label permettant d’identifier spécifiquement les produits biobasés. C’est donc en connaissant la composition d’un produit (en lisant les étiquettes, en connaissant sa provenance, en interrogeant le fabricant,…) qu’il est possible d’évaluer sa teneur en matières premières renouvelables. Parfois, le fabriquant peut indiquer que son produit est « à base de matières premières végétales ».
Les bioproduits sont généralement plus chers que les produits classiques. Est-ce vrai ?
C’est une idée couramment répandue mais pas toujours vérifiée. A prix égal, il est possible d’acheter des bioproduits. La difficulté réside le plus souvent dans le fait de les identifier dans les rayons du supermarché.