Un casque cycliste en mycélium et en chanvre

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09.11.2022
Casque en mycélium

Vous êtes cycliste et recherchez un casque au bilan carbone exemplaire ? Le studio MOM, situé à Arnhem, aux Pays-Bas a réfléchi à une alternative biosourcée au casque basique en polystyrène.

Matières biosourcées

D’ordinaire, un casque de vélo doit être changé tous les 3 à 5 ans s’il n’a pas subi de choc causé par une chute. Sur une vie de cycliste, cela peut représenter beaucoup de casques, non biodégradables et difficilement recyclables.

Dans une logique d’économie circulaire, l’habituel polystyrène est remplacé par du mycélium, la partie souterraine du champignon, constitué de filaments. Le mycélium possède une capacité de micro-assemblage importante en assemblant lors de sa croissance un réseau dense de longues fibres microscopiques. Pour ce projet, le mycélium est cultivé sur une base de tissu de chanvre. L’intérêt ? les émissions de CO2 sont minimes puisque la fabrication de ce casque ne nécessite aucune matière première fossile et le résultat final est 100% biodégradable. 

Mycélium et chanvre naturellement liés

Suite à un traitement thermique, le mycélium présente une structure similaire à celle du polystyrène expansé (EPS). Il devient rigide, léger et possède une faible conductivité thermique, ce qui permet au cycliste de garder la tête au frais. Au cours du processus, les différents éléments du casque s’assemblent naturellement entre eux. Le mycélium se lie au textile de chanvre qui forme la sangle et la couche extérieure, offrant ainsi un soutien supplémentaire et éliminant le besoin de colle. Et la résistance ? Les différents tests de sécurité effectués sur le prototype montrent des résultats prometteurs, et le Studio MOM espère pouvoir commercialiser ce produit prochainement.

Crédit photo: Studio MOM